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Les fragiles – Cécile Roumiguière

Si nous avons l’habitude de découvrir des auteurs dans la collection Exprim’ à travers des premiers romans, c’est cette fois une « déjà grande » qui rejoint le casting de Sarbacane avec un roman tragique, dont la très belle couverture tout en relief laisse planer une aura de mystère…

lesfragiles

Drew a 9 ans quand, au retour d’un match de handball, il assiste impuissant au racisme de son père. Choqué et incapable d’en parler, d’oublier, le garçon grandit dans la haine de ce père qui semble tout aussi incapable de l’aimer. Une haine qui le ronge, le consume, jusqu’à cette rencontre avec Sky, une fille incroyable qui cache aussi des fêlures, fragile comme lui…

Bob

★★★☆☆

Dans un incessant va et vient entre le passé et ce « jour J » aux accents terribles, Cécile Roumiguière explore la relation entre un père et un fils. Un jeune garçon qui voudrait plaire à son père, un homme qui ne semble pas avoir envie de l’aimer et dont la violence, le racisme, vont d’un seul coup transformer le désir d’affection en haine brûlante. Drew grandit, son père finit par s’éloigner, et il fait la rencontre de Sky lors de vacances à la mer. Une rencontre qui va donner un nouveau goût à sa vie, et ce malgré le passé qui refait surface régulièrement. La construction du récit et l’écriture de Cécile Roumiguière, aussi poétique que brutale, nous transporte dans ce roman bouleversant, où la fragilité de ses personnages nous prend aux tripes. Je regrette seulement la fin, qui, après toutes ces émotions intenses, enfonce encore plus le clou et nous laisse avec un goût amer, terrible. Dur !

Jean-Michel

★★★☆☆

On a du mal à croire à certains événements lors de la lecture tant ils sont violents. Certes, l’écriture parnassienne de Cécile Roumiguière adoucit l’animosité de ces scènes, mais l’impact de ce roman a été trop fort pour moi. Mes hormones d’ornithorynque ont peut-être joué mais mes pleurs découlant de cette lecture m’ont fait l’effet d’un coup de poing : cet Exprim sera difficile à conseiller. Pas accessible à tous les adolescents, mais nécessaire : pour ces images fortes du racisme, pour la violence d’un père sur sa famille, sur la difficulté de la construction de soi qui en découle. Dès le début, on sait que Drew a tué son père et tout au long du roman nous assistons à un tête-à-tête entre un fils révolté qui a commis l’irréparable et un père blotti dans son repos éternel tout confort alors qu’il mériterait d’entendre les paroles pleines de véracité de son enfant et pire encore. Pour moi, justice n’a pas été rendue et c’est ce qui m’a le plus scandalisé. Drew a tout de même sombré dans la démence la plus totale. Ce qui rend cette lecture psychotique. Un soupçon d’ambiance Shining flotte dans les pages : ce roman m’a effrayé. De qualité, mais ça retourne sacrément la tête !

Les fragiles, Cécile Roumiguière (Sarbacane)
collection Exprim’
disponible depuis le 6 avril 2016
9782848658629 – 15,50€
à partir de 14 ans
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N’y pense plus, tout est bien – Pascale Maret

Pascale Maret a visiblement été très inspirée par un fait divers, mais en se concertant avec Bob, on s’est dit que vous réveler lequel enlèverait toute surprise et on serait bien embêtées si vous nous en vouliez…donc nous ne spolierons point.

9782364748408,0-3163135

Martin, 13 ans se retrouve sans famille du jour au lendemain. Élevé ensuite par sa tante, il prendra la décision le jour de ses 18 ans, d’embaucher un détective privé qui pourrait l’aider à retrouver la trace du responsable de l’éradication de sa famille à la suite de la découverte d’un indice crucial. Direction la Patagonie pour une chasse au coupable qui remue, où la détermination d’un jeune homme reste l’un des éléments des plus marquants du roman.

Don’t think twice, Jean-Michel

★★★★☆

Sur fond de Bob Dylan, Pascale Maret nous fait vivre une forte expérience, nous parle de désir de clôture, de deuil avec sans doute un soupçon de vengeance qui ère dans un recoin du cerveau tourmenté d’un jeune homme qui ne demande qu’à se re•construire. Je ne m’attendais pas à un début de roman aussi dantesque, une scène douloureuse et étourdissante qui annonce brillamment la suite du roman. L’élément selon moi qui marque le plus le roman ? La maturité de Martin. L’innocence balayée en un coup de pelle, mais sa réflexion reste intacte : il comprend qu’il n’est en rien responsable de la disparition de ses proches. Cependant sa détresse demeure et se traduit par le besoin irrémédiable d’aller au bout de sa piste, la clôture nécessaire du chapitre de sa vie, celle de sa mère, de sa sœur Laure et de son frère Lucas. Ce gros garçon de 13 ans autrefois terrassé par la peur derrière la rambarde de l’escalier s’est transformé en homme qui a réchappé deux fois à la mort par sa bravoure, son incorruptibilité et sa détermination. On souhaite à Martin un bonheur sans encombres ni démons, avec des souvenirs triés sur le volet, précieux et intemporels tels que les sourires des membres de sa famille disparue. Ça tire sur le canal lacrymal, c’est d’une puissance prodigieuse, merci Pascale pour ce moment mémorable.

It’s all right, Bob

★★★★☆

Jean-Michel a tout dit ! J’ajouterais simplement que Pascale Maret n’a pas son pareil pour écrire des histoires tirées de faits divers avec autant de souffle. J’avais adoré sa version de l’histoire de Colton Harris-Morre, dans La véritable histoire d’Harrison Travis, hors la loi, racontée par lui-même et j’ai retrouvé ce côte aventureux dans ce nouveau roman, même si la tragédie est ici bien plus grande. Pascale Maret joue avec toutes nos émotions, depuis l’horreur jusqu’à l’espoir, dans cette quête qui nous emmène au bout du monde.

N’y pense plus, tout est bien, Pascale Maret (Thierry Magnier)
collection Grand format
disponible depuis le 23 mars 2016
9782364748408 – 11,50€
à partir de 14 ans
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Je sais que tu sais – Gilles Abier

9782362661426,0-3025447

Nous savons que vous saviez que Gilles Abier sortait un nouveau livre parce qu’on vous l’a dit la dernière fois. On vous dit aujourd’hui tout ce qu’on en pense !

Il y a trois ans, dans un patelin du Tarn-et-Garonne, le frère d’Axelle, Martial, est retrouvé criblé de balles derrière une grange. Le coupable ne fut pas bien difficile à trouver : c’était Bastien, le meilleur ami de Martial. Depuis cette tragédie, Axelle a sombré et s’est repliée sur elle-même, dans sa haine. Jusqu’au jour où elle décide de rendre visite à Bastien en prison…

Bob sait qu’il ne sait pas

★★★☆☆

Ahlala, pas facile de parler de ce roman après Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire. Les deux romans sont très différents et, si le premier était beaucoup sur l’imaginaire et l’humour, on est ici dans une réalité dure et sans concession. Toute cette douleur qui hante Axelle, ce deuil dont elle ne parvient pas à se débarrasser, nous fait entrer petit à petit dans ce triste fait divers qui a rompu la tranquillité de son petit village. Nous la rencontrons au moment où elle va se confronter à l’assassin de son frère, où elle espère que leur conversation va lui apporter ce qu’elle cherche. Et pendant qu’elle attend, qu’elle doute, Axelle nous fait remonter le fil de l’histoire, comment sa petite vie tranquille a soudain basculé, comment elle en est arrivé à ne plus être que l’ombre d’elle-même.
J’ai beaucoup aimé la progression du récit, qui alterne entre le moment présent et les souvenirs : ceux de la nuit de l’assassinat, le procès, les jours, mois qui ont suivi, comment Axelle a décidé de prendre le taureau par les cornes et voir celui qui a ruiné sa vie… Accepter ? Réussir à pardonner ? Axelle se dévoile progressivement et, par là-même, on découvre la personnalité de son frère, et ce qui a poussé Bastien, son meilleur ami, à le tuer. En moins de 100 pages, Gilles Abier fait preuve d’un grand sens du suspense, et parvient à nous maintenir en haleine jusqu’au dernier mot. D’autant plus quand on arrive aux dernières phrases et qu’il nous laisse pantelant, aux prises avec un terrible choix…

Jean-Michel sait bien, lui, qu’il sait

★★☆☆☆

Secret de famille bien dissimulé et apprentissage du pardon…Gilles nous offre un panorama riche en émotions mais un détail me dérange. Alors que le bourreau de Martial garde un silence de plomb quant à ses motivations, j’ai trouvé les parents d’Axelle étrangement fermés : ils ne se posent aucune question et semblent fermer les yeux. Bastien a assassiné leur fils de sang-froid et il semble flotter un parfum d’ignorance : ils ne cherchent pas à savoir, trop occupés à gérer leur douleur et leur deuil. Un texte qui aurait mérité plus de pages :/ Une écriture parfaite néanmoins mais je pense avec sincérité que Gilles Abier traite mieux les sujets graves avec l’humour qu’on lui connait.

Je sais que tu sais, Gilles Abier (Talents Hauts)
collection Ego
disponible depuis le 18 février 2016
9782362661426 – 8€
à partir de 13 ans
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Concours « Poussin vert » – le grand gagnant ! (bis)

Mais…mais…il n’y a pas déjà eu le résultat du concours ??? Si, c’était il y a dix jours et, depuis, nous n’avons pas eu de nouvelles de notre gagnante ! :( Pas évident de lui envoyer son prix, comme ça… Tant pis pour elle, mais tant mieux pour les autres, puisque cela vous donne une deuxième chance de remporter le livre…

Quand on entend le roulement de tambour…

Notre nouveau grand gagnant, qui remporte l’album Poussin vert, de Marie-Hélène Lafond et Gwenaëlle Doumont, est donc…

Catou31, bravo !

Cette fois, on espère que c’est la bonne ! :P On vous redit merci d’avoir été si nombreux à participer à notre concours, et on refait des bisous aussi aux éditions de la Palissade pour l’organisation de ce concours (et leur patience !)

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Les regards des autres – Ahmed Kalouaz

lesregardsdesautres

La vie de Laure est en enfer depuis qu’au collège, une bande de filles ont fait d’elle leur cible préférée. Injures, bousculades, railleries, menaces à répétition…le quotidien de l’adolescente se dégrade également à la maison. Comment réagir face à ses tortionnaires ? Ahmed Kalouaz, à travers le regard de Laure, nous offre une perspective puissante et intelligente sur le harcèlement.

Jean-Michel, vit un enfer avec un morse

★★★☆☆

Ahmed Kalouaz nous enferme avec subtilité dans la tête de Laure, si bien que son mal-être devient pesant. Ce roman est un appel au secours, décrit les peurs d’une jeune fille, montre une confiance en soi tout juste naissance qui se recroqueville en position fœtale face aux injures quotidiennes. Mais l’auteur nous prouve également qu’il est possible de sortir du silence du harcèlement par plusieurs moyens : la dénonciation (CPE, famille…), par le biais d’associations (Stop Harcèlement notamment), la confrontation avec ses bourreaux…Un livre que je juge utile. Ahmed Kalouaz emploie des phrases justes qui expliquent avec perspicacité les conséquences de ces violences morales qui n’influencent pas seulement les bulletins scolaires mais aussi le quotidien familial (les disputes, l’alimentation, la solitude) et reste surtout une obstruction à la construction de soi. Des notions habilement expliquées : le concept de « tyran » et de « bouc émissaire » au collège par exemple. J’ai trouvé l’écriture brillante, concise et pondérée. La souffrance de Laure est palpable on la ressent vibrer à chaque page. Un petit détail néanmoins : j’ai trouvé que cette jeune fille était d’une sagacité étonnante pour son âge mais j’ai choisi d’en faire abstraction pour mieux me concentrer sur sa peine et les messages forts et justes d’Ahmed Kalouaz.

Bob, harcelé par un ornithorynque

★☆☆☆☆

C’est sans doute la première fois : gros désaccord avec Jean-Michel ! J’avais beaucoup aimé les précédents romans d’Ahmed Kalouaz et je dois dire que j’ai été vraiment déçue par celui-ci. Je ne suis pas parvenue à m’attacher à Laure et à sa douleur, même si j’ai trouvé le traitement du harcèlement différent de ce que j’ai pu lire dernièrement, notamment dans le fait que cette violence passe par l’invisible, les regards, pas forcément la violence physique ou même verbale (ou, en tous cas, Laure ne le dit pas). J’ai regretté également que les rares amis de Laure ne soient pas plus présents, on évoque leurs noms mais sans plus…tout comme ses tortionnaires, finalement. Mais je crois que ce qui m’a le plus déplu, déçu, c’est l’écriture, et notamment les dialogues que j’ai trouvé particulièrement irréalistes (voire surréalistes). Laure, victime (d’une bande de filles), est amie avec Léo, bourreau (qui cogne des mecs). Si cela peut paraître étonnant, leurs conversations le sont d’autant plus car elles tournent toutes ouvertement autour du harcèlement, de la « philosophie » surprenante de Léo sur le sujet, donnant ainsi une sensation étrange que les deux personnages flottent au-dessus de la réalité. Je pense que nous avons tous à un moment donné été victimes d’une forme ou d’une autre de harcèlement à l’école mais, clairement, je ne me suis pas retrouvée du tout dans cette évocation. Déçue je suis ! :(

Les regards des autres, Ahmed Kalouaz(Le Rouergue)
collection DoAdo
disponible depuis le 3 février 2016
9782812609954 – 9,20€
à partir de 13 ans
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Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire – Gilles Abier

Avec trois parutions cette année, 2016 semble être importante pour Monsieur Abier. Celle de nouveaux succès ? On l’espère. En plus de son *très formidable* roman publié chez La Joie de Lire, on attend avec impatience Je sais que tu sais, un petit nouveau de la collection Ego chez Talents Hauts le 18 février, puis Violon dingue un Petite Poche chez Thierry Magnier en mai. Mais pour l’heure, on vous présente celui qui est déjà sorti des cartons.

9782889083046,0-3014538

Élias vit avec sa mère, Franck Garny, son beau-père et Choucroute, la chat de celui-ci. Enfant prématuré, il a toujours été petit pour son âge, particulièrement pâle et chétif. Malgré cela, Élias est persuadé qu’il est destiné à faire des choses extraordinaires. Un jour, ça le frappe : il va voler. Mais quand il commence à perdre ses doigts de pieds au profit de pattes d’oiseaux et que son nez s’allonge en bec, il n’est plus si sûr de vouloir voler…

L’avis extraordinaire de Jean-Michel

★★★★★

Comment fait-on pour écrire un roman si ensorcelant ? A la lecture de deux phrases la magie opère : les rires fusent, on aimerait retenir chacune des répliques d’Elias, la curiosité est éveillée et la fin si inattendue que le roman en devient extraordinaire. Élias aurait pu être mon meilleur pote : il adore le gratin dauphinois, Matilde et Milo sont ses meilleurs amis et je trouve que ce sont 2 des plus beaux prénoms qui existent. Surtout, il a cette capacité à utiliser la dérision comme moyen d’auto-défense : ses tortionnaires, Guillaume et Farid, sont respectivement surnommés par notre super-héros « Gratte-cul » toujours à fouiller son entre-fesses et « Deux grammes » tel le poids de son cerveau. Un héros chétif certes, mais il va en conquérir, des cœurs de lecteurs ! Comme le mentionne Bob un peu plus bas : il est difficile de ne pas spolier le livre, nous omettons des détails volontairement pour ne pas vous mettre la puce à l’oreille, vous laisser la part belle à cette découverte surprenante, cette fin intrigante qui mériterait d’être discutée.

D’autres trucs de Bob

★★★★☆

Quand il n’écrit pas de belles histoires poétiques à destination des plus jeunes, Gilles Abier est particulièrement doué pour nous trimballer là où on ne s’y attend pas grâce à des chutes surprenantes (je pense notamment à Un de perdu qui m’avait particulièrement frappée). Du coup, ça va être vachement dur de vous parler de ce roman sans rien vous révéler car je ne m’attendais vraiment pas à cette fin et, rien qu’en vous disant cela, c’est limite si je ne vous spolie pas un peu.
Je vais donc me contenter de vous dire que les personnages inventés par Gilles Abier sont réellement attachants, j’ai beaucoup apprécié l’humour très différent et très particulier de chacun, Élias le premier. On est clairement intrigué par cette drôle de chose qui arrive à Élias, cette transformation physique qu’il semble être le seul à constater mais que ses meilleurs amis acceptent avec une facilité délirante. J’ai trouvé l’écriture de Gilles Abier vraiment très fine et humoristique, d’autant plus déconcertante quand on arrive à cette fin qui non seulement nous « choque » mais nous donne envie de recommencer le livre pour repérer les endroits où l’on a rien vu venir… Bien joué, monsieur Abier.

Un jour il m’arrivera un truc extraordinaire, Gilles Abier, couverture illustrée par Séverin Millet (La Joie de lire)
collection Encrage
disponible depuis le 21 janvier 2016
9782889083046 – 14€
à partir de 13 ans
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Concours « Poussin vert » – le grand gagnant !

Encore une fois, vous avez été particulièrement nombreux (plus d’une vingtaine !) à participer à notre concours Poussin vert et avez rivalisé de comptines et de chansons entêtantes ! Grâce à vous, notre répertoire de chansons enfantines s’est considérablement élargi… :P

Quand Jean-Michel se trémousse en lisant les participations.

Quand Jean-Michel se trémousse en lisant les participations.

Il est désormais temps de vous révéler le grand gagnant de ce concours et, après une tentative de tricherie de la part de Jean-Michel qui avait remplacé tous les noms par le sien, nous disons…

Bravo à Adeline B. !

…qui remporte donc l’album Poussin vert, de Marie-Hélène Lafond et Gwenaëlle Doumont.

Merci beaucoup à tous pour votre participation, et aux éditions de la Palissade de nous avoir permis d’organiser ce concours. :D On vous retrouve sûrement bientôt pour d’autres chances de remporter des livres (ou d’autres surprises, qui sait…)

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Le fils de l’ombre et de l’oiseau – Alex Cousseau

filsdelombreetdeloiseau

Bob et Jean-Michel ne vous ont pas encore parlé d’Alex Cousseau… Pourtant, ils adorent tous ses livres ! Alors autant vous dire que, lorsque nous avons repéré la parution de son tout nouveau roman, nous avons sauté dessus et nous n’avons pas regretté le voyage…

En guise d’introduction, les deux frères Elie et Elias attendent le moment opportun pour assouvir leur vengeance envers Butch Cassidy, un bandit. Mais avant tout acte, ils souhaitent nous raconter comment ils en sont arrivés là…ainsi, une plongée dans l’histoire familiale est narrée…Et quels ancêtres !

Jean-Michel, fils des berges et du castor

★★★★★

Parce que c’est un roman océan où il faut suivre et ne pas se laisser distraire lors de la lecture, on vous donne en exclusivité (et aussi parce que nous sommes fort sympathiques) l’arbre généalogique abrégé de cette famille hors du commun.

Mahina

Poki – Peter Schlemihl

Pawel – Wari
↓ ↓
Elie – Elias

De rien.
Vous devez savoir avant de vous plonger dans cette aventure stupéfiante que grâce à Alex Cousseau, la notion de rêve est presque palpable. Vous côtoierez des paysages et des lieux enchanteurs : des déserts, des océans d’un bleu intense, des montagnes arides, des mines sombres, toucherez du sable chaud, un ciel glacé, percerez le mystère d’une forêt et sentirez l’humidité d’un fleuve d’argent. De l’action ? Vous en aurez. Vous assisterez à des cavales, des parcours qui n’en finissent plus et des points de non-retour. Soyez curieux et laissez-vous emporter par l’épopée douce d’un brillant rêveur : Monsieur Cousseau.

« La vie est un cheval entendit Pawel dans une conversation…
un cheval furieux, un cheval espiègle, ou un cheval docile.
A chacun d’en décider, mais pour avancer il faut l’enfourcher »
Bob, fils de la glace et de l’éléphant

★★★★★

Il n’y a bien qu’Alex Cousseau pour nous conter une épopée familiale, s’étalant sur deux siècles, deux mondes, avec autant de rêve et de beauté. On se laisse bercer par son écriture, sa façon de raconter, qui nous porte au gré des vents, des coups du sort, de la vie et de la mort. J’aime son univers, exotique et foisonnant ; ses personnages, vivants et surprenants ; son sens de l’aventure et du destin ; son incroyable travail mêlant fiction et éléments historiques, techniques, technologiques et scientifiques. Il faudra attendre la dernière partie du roman pour comprendre comment Elie et Elias se retrouvent devant Butch Cassidy mais ce voyage magique en vaut assurément la peine.

Le fils de l’ombre et de l’oiseau,Alex Cousseau(Rouergue)
collection DoAdo
disponible depuis le 6 janvier 2016
9782812609862 – 15,90€
à partir de 14 ans
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Bob et Jean-Michel chez « Jeune et je lis »

Aujourd’hui, Bob et Jean-Michel ne vous parlent pas de livres…mais d’eux-mêmes ! :P Et ça fait vraiment tout bizarre…mais figurez-vous qu’il y a quelques semaines, nous avons été contactées par des bibliothécaires de la ville de Bagnolet qui souhaitaient nous INTERVIEWER !!!!!! (ça mérite bien tout ça de points d’exclamations)

bagnolet

Bob et Jean-Michel font donc partie des nombreux invités prestigieux de Jeune et je lis, le blog du comité de lecture ado de la médiathèque de Bagnolet. En plus d’y faire figurer les comptes-rendus de lecture des jeunes du comité, les bibliothécaires invitent régulièrement des auteurs et leur font faire un petit portrait de lecteur. Elles nous ont invité à faire de même pour nous présenter sur leur blog. C’est quand même un peu la classe parce qu’on se retrouve aux côtés d’Antoine Dole, Axl Cendres ou encore Max de Radiguès (qui en plus a fait leur bandeau trop cool). :D Et ce n’est pas tout ! Elles nous ont également posé quelques questions sur le blog, sa genèse, son futur…

découvrir nos portraits de lectriceslire notre interview

On remercie beaucoup Stéphanie et Diane, les bibliothécaires de Bagnolet, pour cette très belle invitation à figurer sur leur blog, qu’on vous invite vraiment à aller lire et puis n’hésitez pas non plus à vous rendre dans leur médiathèque, ils proposent des choses vraiment très chouettes ! :)