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Comptines & berceuses tsiganes

comptinestsiganesLes livres-cd sont à l’honneur cette année, on le sait, on en voit plus que de raison dans les nouveautés. Les éditeurs se sont sans doute passé le mot et ont publiés des ouvrages si beaux et enrichissants qu’il est difficile de faire un choix. Chez Didier Jeunesse par exemple, on fait du livre-cd de qualité. Leur dernier opus ne déroge pas à la règle, il est sans nul doute l’un des livres les plus originaux de cette fin d’année. Onirique et envoûtant, il nous transporte en Hongrie, en passant par la Roumanie, la Bulgarie et la Russie. Accordéon, violons et guitares nous raniment au même titre que les illustrations de Nathalie Novi qui, comme à son habitude est une reine de l’émerveillement. Nous avons raté le concert de Johnny Montreuil et son groupe Aälma Dili qui ont interprété des extraits au Salon du Montreuil, on était super déçues mais nous vous proposons d’en écouter un extrait mis en ligne par Didier Jeunesse, ça compense un petit peu 🙂


extrait
*Pas d’enfants, pas de bonheur*

*Un verre d’eau et un violon tsigane : et le gadjo s’est enivré*

Comptines et berceuses tsiganes, collectif, illustré par Nathalie Novi (Didier Jeunesse)
9782278071142 – 23.80€
sorti le 15 octobre 2014
à partir de 1 ans (il n’y pas d’âge requis pour écouter des sons aussi jolis)

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Le château des pianos – Pierre Créac’h

couv-chateau-des-pianos-620x966De la délicatesse, cela vous tente ? ★★★★★
J’ai passé une partie de mon après-midi à écouter, lire et admirer la dernière création de Pierre Créac’h  (si vous ne le connaissez pas, sachez qu’il a un tumblr et qu’on y passerait des heures). Le château des pianos est un conte musical de grande envergure, dit avec finesse par Pierre Arditi. Je ne pense pas me méprendre en qualifiant cet opus de chef d’oeuvre. Outre l’histoire on ne peut plus originale (je vais y venir), on notera la qualité d’interprétation sur instruments d’époque des extraits empruntés au répertoire des plus grands pianistes, des dessins époustouflants réalisés à la mine de plomb sur des pages si grandes que vos yeux s’y perdront avec bonheur et c’est sans compter sur le timbre de voix parfait de Pierre Arditi qui ajoute une touche de perfection à cet ouvrage qui n’en avait déjà plus besoin.

Rémi est un jeune pianiste qui doit passer le concours du Conservatoire mais le trac le pousse à s’enfuir et se réfugier dans un château abandonné…qui ne l’est pas vraiment puisqu’il est habité par quelques pianos d’époque, désaccordés, nostalgiques et poussiéreux : le pianino de Chopin, les pianos de Mozart, Schubert et Beethoven et le clavecin de Bach. Aidé par Cluster, le chat des lieux, Philomène l’araignée, Octave l’armure, le Piano Pouvantail et le Merle bleu, Rémi entreprend d’écrire une nouvelle mélodie qui redonnera vie à ces pianos…

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L’histoire démarre avec la reprise de ce morceau d’Erik Satie, Gnossienne no.1 interprété par Pierre Créac’h et à cette écoute j’ai su que mes prochaines 40 minutes aller me réapprendre à rêver. Submergée d’émotion(s), captivée…Merci M. Créac’h. Infiniment. Le syndrome de Stendhal ne m’avait pas gagné depuis le Déjeuner sur l’herbe.

Le château des pianos, Pierre Créa’h (Sarbacane)
en librairie le 1er octobre
9782848657066 – 29,90€
à partir de 6 ans